Russel : Petites histoires horribles

Russel : Petites histoires horribles

Je lis très rarement (voir quasiment jamais) de bande dessinée. Et pourtant, quand l’auteure, Stéphanie Dubut, a annoncé travailler sur sa propre BD, je savais que je devais l’acheter. J’ai tout de suite accroché à son style quand elle réalisait quelques cases pour le magazine Role Playing Game. Et puis, j’ai découvert son blog avec ses magnifiques sculptures et ses excellents dessins parfois trashos (si si ça se dit) comme j’aime. Et il y aussi la fierté de participer, avec ses moyens, à un rêve. Le rêve de tout dessinateur : Réaliser sa propre bande dessinée. Mais ça, Stéphanie l’explique bien mieux que moi.

Mais c’est qui donc ce Russel ?

Là encore, je vais laisser la parole à son auteure qui a les mots justes :

Qui n’a jamais eu peur d’un monstre imaginaire tapi sous son lit ou dans son placard lorsqu’il était petit ? Imaginaire ? Un homme sait que ces bêtes ignobles existent et met tout en oeuvre pour les traquer. Russel est un dératiseur, ingénieuse couverture pour sa véritable vocation : la chasse aux monstres. Flanqué de ses deux acolytes, Sherlane une médium portée sur l’escroque- rie et Clétus un vieux briscard désabusé, ils essaient de régler les petits soucis quotidiens qu’engendrent les plus viles créatures de la nuit. Surtout si ça paie bien. La discrétion n’est pas leur fort, et l’issue d’une affaire peut vite tourner au vinaigre. Car Russel ne fait pas dans la finesse, non. Russel n’est pas un éphèbe pour teen-movie, glabre et attifé façon pub de parfum sur une plage déserte, cachant ses grands yeux de biche derrière un voile mélancholique. Non. Russel est un macho poilu, porté sur la bière et qui préfère enfoncer une porte avant de chercher la sonnette !
Oscillant entre gags courts et histoires plus conséquentes, l’album est une véritable déclaration d’amour aux films de série B des années 70 et 80. De nombreux clins d’oeil se trouvent par ailleurs distillés le long des pages. Russel est lui-même un hommage à Kurt Russell et à son personnage Jack Burton du film Big Trouble in Little China de John Carpenter, réalisateur fétiche de l’auteur de cet album. Un album pop-corn aux fragrances nostalgico-ringardes pour rendre hommage à l’univers horrifique rétro, estampillé de gags absurdes et de monstres improbables et bourré de références pour les amateurs du genre.

Si comme moi vous aimez ses références, vous ne pourrez qu’être obligé de craquer pour cette BD. En tout cas, moi c’est fait !

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